Prochaines manifestations

Rechercher

 

Se connecter

Identifiants personnels


Contacter

Références et liens


Dans la presse

30/01/2007
Un partenariat fort Des actions organisées chaque année au profit de l’enfance népalaise. Le lycée Simone-Weil et l’association (...)
29/12/2006
L’Eté Indien, la maison de retraite de Daix, n’aura jamais si bien porté son nom : François Szlapka et l’association (...)
11/05/2006
Comme elle le fait depuis maintenant trois ans, l’association humanitaire Thanaka donne rendez-vous au public pour lui faire partager son (...)

1 | 2 | 3

Accueil du site / Pérégrinations / Carte postale sri lankaise

Carte postale sri lankaise

Me voici une fois de plus au cœur du vrai voyage, celui où je prends le temps de me poser, d’observer et de sentir, loin de mes tracasseries trop franchouillardes. Oh oui, très très loin ! Ce voyage où les choses viennent à vous toutes seules, où le moindre sourire esquissé vous renvoie une énorme rangée de dents blanches. Loin de quelques rabatteurs de gares routières ou de plages à touristes, la gentillesse des gens vous enveloppe.

En arrivant à Anuradhapura, l’une des cités anciennes du cœur de l’ile, j’avais surtout gardé le souvenir, treize ans plus tôt, de quelques coups de pédalier sous un soleil accablant. J’avais perdu l’image de ces maisons coloniales et de ces ruines disséminées au milieu d’une nature luxuriante, d’arbres séculaires, où chaque pas provoque l’envolée de nuées de perroquets. Au fil des chemins et des rizières, ici un guêpier, ici une mangouste qui traverse la route et par là quelques singes que je me garde de trop approcher. Un arrêt au bord des quelques lacs qui ceinturent la ville avec cette envie irrésistible de partager la baignade des pèlerins venus se délasser en fin de journée. Mais ma plus grande émotion je l’a dois sans conteste à ce grand moment sous l’arbre sacré du bodhi. A l’approche du lieu, j’avais déjà partagé un peu de complicité avec ce groupe de dévots venus de Colombo. Chacun avait les bras chargés de fleurs de lotus en guise d’offrande. Les petites filles se laissaient photographier.

Pendant que je m’attachais ensuite à découvrir le lieu, des sourires de connivences venaient croises mon regard. J’avais été bel et bien adopté par ce groupe qui recherchait sous une forme ou sous une autre, le contact avec l’étranger. Alors que je m’emplissais les yeux de ce qui m’entourait, pour une fois, c’est l’image sonore de ce moment que j’aurais tant aimé rapporter. Accroupi sous le banyan, l’un des trois jeunes bonzes qui accompagnait le groupe, entamait des chants en pali. Le groupe accroupi près de lui reprenait les litanies. Comment vous décrire la voix de ce moine. J’en avais vraiment la chair de poule et les larmes venaient mouiller les yeux du grand gaillard. Ou la la !!!

Je crois que c’est la première fois de ma vie qu’une voix aussi chaude et aussi ronde me faisait frémir à ce point. Depuis, je tente vainement une explication. Et si c’était le contexte qui améliorait ma réceptivité ? Je ne crois pas, la voix avait réellement quelque chose d’exceptionnelle. Mon voyage a réellement, une fois encore, quelque chose d’exceptionnel aussi. Pfff... Mes doigts s’emballent sur le clavier. Plus fort que moi l’envie de partager mais trop difficile l’exercice de style. Cette petite halte a Kandy m’aura permis de me rapprocher aussi de vous un peu. Je poursuis mon chemin. Dans quelques heures je dois gravir l’Adams Peak de nuit pour arriver au sommet au petit matin. Sans doute encore un grand moment en perspective.

Bonnes fêtes de fin d’années a tous.

François


Portfolio




Publié le vendredi 29 décembre 2006, par François Szlapka
 -  RSS 2.0 -  Plan du site - Mentions légales et crédits
Ce document est issu du site Internet de l'association Thanaka : http://www.thanaka.org.
Les droits de reproduction sont réservés.