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Immersion en terres népalaises

Récit d’un séjour prolongé au Népal
C’est drôle comme en Asie le temps passe plus vite qu’ici. Désolé si je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles durant tout l’été.

Centre de Bhaktapur

Laissez-moi vous dire ô combien tout le monde va bien au Népal. Oh la la !!! Si vous saviez à quel point les enfants de Bhaktapur progressent dans tous les domaines et à quel point ils sont adorables. C’est de plus en plus sidérant. Leur niveau d’anglais s’améliore et favorise les contacts. Il faut dire que l’école privée dans laquelle ils se trouvent (à l’instar de toutes les boarding-schools) place la barre très haute et que toutes les matières sont dispensées dans la langue de Shakespeare. Les enfants étudient avec plaisir et il est vraiment difficile de quantifier les heures de travail effectuées. Beaucoup de parents et d’instits français n’en reviendraient pas. Les plus grands prennent de plus en plus plaisir à discuter et à poser mille questions sur tous les sujets de la terre. Combien de fois m’ont-ils demandés de repousser mon départ ? Combien de fois m’ont-ils demandés quels Thanaka members viendraient bientôt ? Ils tenaient aussi à donner un nom à leur maison d’accueil. C’est chose faite, il s’agit de Thanaka hostel (ce mot désigne ce type de structure au népal / à ne pas confondre avec hôtel). Au milieu de la conversation ils se dévoilent un peu plus. Difficile de contenir son émotion quand Muna, la plus grande, prenant appui sur quelques photos, vous évoque spontanément (derrière un sourire) son père assassiné, sa mère morte d’une maladie du coeur ou encore ses soeurs recueillies dans une autre maison d’accueil.

J’ai vécu avec ce petit monde un peu plus longtemps que d’habitude et sans doute étais-je, à mon tour, privilégié d’être seul cette fois-ci. Je peux vous dire qu’après cela, on ne brille pas vraiment de voir tout le monde sur le pas de la porte, à 6 heures du matin, pour dire au-revoir avant de filer à l’aéroport.
Difficile de contenir ses larmes (même pour un grand bonhomme qui veut masquer les apparences) quand on déplie les petits papiers écrits avec soin, pour les uns et pour les autres. Chacun des mots prends alors soudain un sens différent et tellement fort.

Prithivi et Surya vont très bien aussi. Prithivi semblait vouloir donner à tous des nouvelles très bientôt.

Comme à chacun de nos passages quelques dépenses furent effectuées. Je me rends compte comme certains matériels se dégradent vite (souvent en raison de l’humidité) et il faudra penser de plus en plus à certains renouvellements. Les draps étaient les mêmes depuis l’ouverture de l’orphelinat. Parmi les plus grandes dépenses nous avons fait faire des sommiers en bois pour surrélever les matelas des enfants, commandé une séparation en bois (clostra) pour séparer garçons et filles qui grandissent. Nous avons pris soin aussi d’installer un ventilateur (plafonnier) dans la pièce à vivre des enfants. Il faudra sans doute bientôt racheter des uniformes pour l’école. Bref, y’a toujours de quoi faire et chaque visite nous permet de mieux mesurer sur quoi porter nos efforts dans l’immédiat.

Centre de Gaikhur

Trois mots aussi sur Gaikhur. J’ai repoussé mon passage en Juillet car la mousson était trop forte et j’ai fini par faire d’autres choix sur la deuxième quinzaine d’Août (entre temps je m’étais expatrié un peu plus de deux semaines). En revanche, j’ai rencontré plusieurs fois Sunil. Il semblerait que tout aille bien là-haut aussi. Nous avons financé le bio-gaz. Ce nouveau type d’énergie permet de récupérer les gaz de fermentation (d’origine végétale et animale) pour faire la cuisine. Il simplifie la vie tout en préservant la forêt. Jusqu’à présent c’est le bois qui servait de combustible. Il est prévu également, en septembre, de se procurer de nouveaux habits et d’offrir de nouveaux sarees à Madhu et Thuli Kanti (les deux femmes que nous employons).

Le temps (très humide) ne me permettait pas d’aller crapahuter en montagne.

Des relations qui se renforcent

A Bhaktapur je crois qu’il n’y avait pas un seul jour sans festival ou cérémonie. J’ai pris le temps de vivre et de rencontrer chacun. Les relations se renforcent à chaque fois un peu plus avec les uns et les autres. Je suis, de plus en plus ému par ce peuple. Lorsque j’ai découvert le Népal en 1993 j’étais frappé par la sincérité et l’humilité des népalais. Aujourd’hui, cette même impression est plus vive que jamais.

Un nouveau projet ?

Notre jeune ami Dhana Lama est de plus en plus actif. Il consacre de plus en plus de force à aider les gens de son village. J’ai eu l’occasion de séjourner dans celui-ci perché sur les hauteurs et de mesurer toute l’énergie déployée. Un premier don a été fourni pour l’école toute nouvelle, que les villageois sont en train de construire.

A suivre !

François


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Publié le jeudi 7 septembre 2006, par François Szlapka
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