Tous les objets ont été achetés sur place, directement à ceux qui les ont fabriqués.
L’association recueille ainsi des fonds qui permettront, sous forme de parrainages, de mener différents projets de coopération en Asie du Sud-Est.
En outre, à ce jour, elle suit vingt-quatre jeunes orphelins népalais, accueillis dans deux structures, à Gaïkuhr et Bhaktapur.
Le journal de Jigmey
« Récemment, nous avons parrainé Jigmey et l’avons soutenu pour qu’il réalise son projet de journal pédagogique destiné aux jeunes Tibétains réfugiés en Inde, au Népal et au Boutan, raconte François Szlapka. Nous lui avons tout d’abord permis de se former à l’informatique puis nous lui avons apporté notre aide à chaque étape jusqu’à la réalisation du journal, à Dharmsala en Inde. Cela nous est apparu comme un beau projet, nous l’avons soutenu tout de suite ».
Le tricot de Prakash
Prakash, lui, a rejoint l’orphelinat de Gaïkhur en février 2003.
Voici ce qu’écrit Pascale Villaume qui se trouvait à son arrivée à l’orphelinat : « Vint le moment de lui retirer ses vieilles guenilles pour lui donner un vêtement correct. Le gamin était prisonnier de son vieux tricot, sa tête ne passait plus par l’encolure. L’enfant avait grandi, mais pas son pull. Depuis combien de temps portait-il ce vêtement en lambeaux ?
Pour libérer l’enfant il a fallu déchirer le vieux tricot : je crois n’avoir jamais été plus bouleversée par une scène ».
La force des images
Les images montrent une réalité sans voyeurisme et sans donner de leçon. Un diaporama égrenne des vies au jour le jour, un CD rom permet de naviguer entre questions et réponses et surtout, l’exposition de plus de 50 photos de François Szlapska apporte une dimension sacrée à la dignité de ce peuple.
Le vent des prières
Au fil de l’exposition, les visiteurs ont pu faire tourner les moulins à prières en récitant la phrase rituelle « Om mani padmé hum (le joyau est dans le lotus) », essayer des vêtements typiques ou encore s’initier au bagh chal : « C’est le jeu népalais des tigres et des chèvres, explique Carmen. C’est un jeu de stratégie proche des échecs, même si la règle s’apprend en quelques minutes. Là-bas, le bagh chal est très répandu et peut s’improviser au coin d’une rue, avec de simples capsules de bouteilles ».











