En 2002, Thanaka ouvre son premier centre d’accueil à Gaïkhur, petit village de montagne de la région de Gorkha, région sévèrement touchée par la guerilla maoïste.
Une douzaine d’enfants sont accueillis dans le centre où deux personnes sont employées pour s’occuper d’eux à temps complet.
La naissance du projet
Dès l’an 2000, la belle bâtisse coloniale de Gaïkhur est utilisée pour des activités socio-culturelles. Un premier projet est conjointement supervisé par un dénommé Mickael, membre d’une association américaine, l’association Citta, et Sunil, un ami népalais dont la famille est propriétaire de la demeure.
Objectif : la réinsertion d’une quinzaine de femme, le plus souvent seules avec des enfants. Elles y pratiquent alors des activités de tissage traditionnel, broderie, tricotage. Les pièces de tissus sont ensuite revendues aux USA.
En 2001, l’association CITTA, qui gère le projet de réinsertion, engage la restauration de la maison.
A l’été 2002, quelques événements politiques - les rebelles maoïstes prennent le contrôle de la région - poussent l’association Citta à transférer ses activités sur Katmandou. Les femmes qui élaborent les étoffes pour cette association suivent et la maison se trouve à nouveau abandonnée.
Dans le même temps, François Szlapka, fondateur de l’association Thanaka, rencontre au cours d’un nouveau voyage au Népal son ami Sunil qui lui fait part de la situation... Ce dernier avait toujours souhaité monter un orphelinat dans cette maison, la maison d’à côté comme il se plait à l’appeler. François Szlapka saisit l’opportunité et propose à Sunil de monter avec lui un centre d’accueil pour jeunes enfants en difficultés.
Dès septembre 2002, Sunil, le plus à même d’évaluer le besoins, choisit des enfants pouvant être pris en charge dans ce centre. A l’ouverture, six enfants sont pris en charge et commencent à y recevoir une éducation à la vie.
Courant 2005
Onze enfants ont pris possession des lieux. Ganesh a quitté le centre pour un autre travail au Qatar. Thuli Kanchhi et Madhu s’occupent désormais à deux des enfants et s’investissent de plus en plus. Elles les encadrent parfaitement. Ganesh ne semble donc pas devoir être remplacé.
Des investissements sur l’équipement du centre ont été gérés et réalisés par Anne-Sophie Morisset, alors sur place.
Au nombre de onze, les enfants sont un peu à l’étroit dans la maison. Sunil a donc donné son accord pour que le premier étage de la maison puisse désormais être occupé.
Etant donné le peu de loisirs et d’ouverture dont disposent les enfants et les personnes qui s’en occupent, un poste de télévision a été acheté (il sert d’ailleurs à tout le village !!!).
Courant 2006
Hari, du haut de ses 14 ans a quitté le centre. Il atteignait ses 14 ans et devenait un jeune homme en capacité de travailler et donc de devenir un soutien pour sa famille. Il sera peut-être envisageable dans les années à venir d’investir Hari comme personne ressource dans le centre.
Il étudiait en effet très bien et prenait un peu le rôle de "l’homme fort" avant son départ.
Le centre compte désormais dix enfants.
Cette année, l’association a équipé le centre de quatre meubles de rangement et financé l’installation d’un système Biogaz. Ce système consiste à récupérer les gaz de fermentation (déchets végétaux, déjections,...) pour alimenter un réchaud en cuisine et éviter ainsi de ramasser du bois pour préparer les repas. Cet investissement apparaissait nécessaire pour alléger d’une part le travail de Thuli Kanchi et Madhu et d’autre part pour des raisons écologiques évidentes.
Courant 2007
Quelques circonstances malheureuses ont joué en la défaveur des membres français de l’association qui n’ont pu se rendre à Gaïkhur. Prithivi et Dhana Lama ont pu se rendre sur place dans le cours de l’année pour acheminer vêtements et médicaments et s’assurer du bon fonctionnement du centre.
Quelques rapides news :
deux nouveaux enfants ont été accueillis, Sunil et Promot ;
la vache que Thanaka avait achetée pour le centre a mis bas, permettant ainsi aux enfants de bénéficier à nouveau de lait frais ;
Thuli Kanchi et Madhu étaient ravies du don que l’association leur a fait pour les remercier de l’excellent travail d’éducation qu’elles réalisent.





